Aujourd'hui je ressens la présence de Dieu
Interview de Pierre-Yves (21 ans) animateur
Depuis combien de temps participes-tu à l'école prière ?
Cela fait cinq ou six ans. Très vite je me suis occupé de l'organisation et de la logistique. Cela m'a conforté dans ce qui fait aujourd'hui mes études professionnelles et en même temps au niveau spirituel de grandir en ayant une prière plus mûre. La prière à l'école de prière est particulièrement bien organisée : les laudes le matin entre animateurs, la louange avec les enfants, la messe en fin de matinée où nous célébrons la mort et la résurrection du Christ ; puis le chapelet en fin d'après-midi qui est un grand moment. Le Rosaire pour moi est la prière du pauvre par excellence : on répète sans cesse les mêmes paroles dans un esprit d'humilité tout en méditant les différents aspects de la vie du Christ.
Cette initiation lors des camps a ouvert ma prière au monde entier : je ressens par exemple la communion de toute l'Église dans la prière des vêpres et des laudes. La prière des Heures me met en communion avec les prêtres, les consacrés, les religieux... Il y a également le groupe des priants (cf encadré) qui nous portent à chaque rassemblement.
Peux-tu nous décrire ta propre découverte de la prière ?
Je suis rentré dans une nouvelle démarche en commençant par réciter chez moi les complies quotidiennement. Puis petit à petit je me suis dit que c'était dommage de n'utiliser qu'une toute petite partie de mon bréviaire. J'ai alors commencé à dire les laudes régulièrement. Aujourd'hui lorsque j'ai le temps je prie les vêpres par exemple le week-end lorsque je reprends mon train pour revenir chez moi. Cela me permet de vivre au rythme des fêtes religieuses de l'Église en suivant le calendrier liturgique : je découvre des saints que je ne connais pas forcément. J'aime beaucoup les oraisons finales, car elles récapitulent toute la vie du saint célébré. Cette prière me porte toute la journée : je conserve une phrase ou deux que je me répète jusqu'au soir.
Enfin, j'ai redécouvert l'Eucharistie. Ainsi quand j'étais étudiant à Nîmes, j'allais à la messe tous les matins. Ce n'est plus possible avec les stages et cela me manque. J'ai également pris goût à l'adoration : ces moments sont très forts lors des veillées de l'École de Prière ; je ressens souvent la présence du Seigneur et c'est vraiment magnifique. Je sens alors que mon visage s'illumine. Enfin, le témoignage de tous ces enfants qui prient donne envie d'avoir un coeur d'enfant. On sent qu'ils vivent le Seigneur mieux que nous. Garder un coeur d'enfant est pour moi essentiel : rester humble, petit, proche de Dieu, plein de confiance en Lui.
L'école de prière a donc transformé ma vie chrétienne. Dès je passe devant une église j'ai envie d'y entrer pour rencontrer le Seigneur. Parfois j'y découvre quelqu'un à genoux en prière devant le tabernacle : cette prière simple et cachée est pour moi un signe éclatant de l'amour du Seigneur dans le monde. L'École de Prière m'a enfin donné le goût de me confesser régulièrement pour ressentir la miséricorde de Dieu. L'eucharistie et le sacrement de la réconciliation sont les deux sacrements qui m'ont vraiment donné goût et force dans ma foi. Peut-être que j'aurais découvert tout cela sans l'École de Prière, mais le chemin aurait certainement été plus long.
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