Homélies

Qui es-tu Seigneur pour que je marche à ta suite ?

12e Dimanche T.O. année C  Zacharie 12,10 à 13,1    psaume 62     Galates 3, 26-29      Luc 9, 18-24      Fr. Gilles DANROC op

Ouverture.

Aujourd’hui, nous accueillons trois paroles fortes de Jésus :
« Qui dites-vous que je suis ? »
« Il faut que le Fils de l’homme soit tué et le 3e jour qu’Il ressuscite »
« Qui veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix… »

Aujourd’hui encore, le Christ ressuscité vient à notre rencontre : faisons place et silence à l’intérieur pour qu’Il nous éclaire et nous entraîne à sa suite dans la vie en abondance.

A quoi renoncer pour suivre le Christ ?
Je l’entends encore, nous l’entendons ce prédicateur moderne, le doigt presque pointé sur nous : Et vous, et toi … réponds personnellement, directement : « Et vous … et toi … qui dis-tu que Je suis ? ».

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Jésus ressuscité monte vers son Père et notre Père pour nous envoyer l'Esprit Saint !

Ascension 2010 -  Fête de l'Ascension de Notre Seigneur

Actes des Apôtres 1, 1-11 psaume 46 Hébreux 9,24 – 10, 23 Luc 24, 46 – 53  Frère Gilles Danroc op

Ouverture

Jésus s'en va !
Êtes-vous tristes ?

Que son règne vienne !
N'avez-vous pas peur ?

Entre la tristesse et la peur, je vous propose la fête du Christ, l'Ascension, couronnement des fêtes du Christ et il n'y a de liturgie que les fêtes du Christ, les évènements décisifs de la vie du Christ.

Tournons-nous vers notre Christ ascensionnel où convergent tous nos regards. Il est bien de chair et d'os. Il est même le crucifié indélébile. Il est ressuscité car en mouvement vers son Père, notre Père. Ses mains et son côté laissent couler l'Esprit. Il déverse sur nous son Esprit Saint. Faisons place pour l'accueillir.
Et que cette fête soit notre joie partagée avec le Christ qui retrouve son Père et notre Père !


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Les sept nains et les sept dons de l’Esprit-Saint

Fr. Emmanuel Pisani op
Esprit es-tu là ?
La fête de la Pentecôte n’est-elle pas la grande messe de spiritisme des catholiques où l’on appellerait non pas l’esprit du grand-père ou celui de la petite sœur décédée tragiquement, mais l’esprit de Jésus ?
Il n’en est rien bien sûr, car l’Esprit Saint n’est pas un fantôme. Il est une personne vivante, avec une intelligence, une volonté, et Il nous guide dans la vérité et la charité. Devenir chrétien – car l’être chrétien est toujours en devenir – c’est laisser entrer l’Esprit Saint dans ma vie pour qu’il devienne mon hôte.
Le problème, c’est que parfois, un hôte peut devenir encombrant. On finit par regretter de lui avoir ouvert les portes de notre maison. C’est un peu comme avec les étudiants qui vivent dans notre couvent : on leur demande de parler moins fort, on les autorise à aller dans telle pièce, mais pas dans telle autre…
Et bien, c’est pareil avec l’Esprit Saint : on veut bien qu’il intervienne dans certaines parties de notre vie, mais pas dans toutes.

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Ta foi t'a sauvée


Quelle Bonne Nouvelle ! Oui, quel Évangile ! Dé­jà simplement au plan humain. Voici que la femme de mauvaise vie devient porteuse de joie et de questions, servante au grand cœur et vraie amie de Jésus. Elle est même placée au point focal du festin chez le pharisien. Alors Jésus ne cache pas son bonheur. On perçoit comme une immense harmonie : le parfum, les saveurs du repas, sans doute les belles nappes et les fleurs, les paro­les de vie et bientôt les chants. Le pharisien étriqué est vaincu. Et la femme devient elle-même, enfin.

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Honore l’eucharistie et tu vivras !


Saint-Sacrement : Année C - 2010

Au livre de la Genèse, Melchisédeck fait apporter le pain et le vin (cf. Gn 14, 18), il ressemble liturgiquement au diacre qui prépare l’offertoire avec les dons à consacrer. L’Évangile qui achève le cycle des trois lectures dominicales (cf. Lc 9, 11-17), lui, nous offre la description du pain multiplié pour les grandes foules, pain que Jésus bénit après avoir levé les yeux vers le Ciel, et qu’il fait distribuer après avoir enseigné longuement, telle une belle homélie. De manière semblable, mystagogique, eu égard à notre fête du Saint-Sacrement, le pain remis, le pain distribué par les « Douze » apôtres seuls, ressortit à l’évêque, au prêtre ou au diacre qui seuls ont mission explicite, préférentielle, ordinaire, pour distribuer l’eucharistie dans l’Église du Christ. Mais ces deux textes d’aujourd’hui de l’Ancien Testament et de l’Évangile, n’apparaissent toutefois, et cela de façon tout à fait exceptionnelle, que de manière préparatoire, comme un enveloppant à ce qui est davantage encore essentiel pour la fête du Corps et du Sang du Seigneur célébrée en ce jour.

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