
Fr Edouard Divry op
« Ah si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! » s’exclame le prophète Isaïe (Is 63, 19) et voilà c’est fait depuis la douce nuit de Noël. L’Esprit d’en haut a été répandu (cf. Is 32, 15). L’enfant est là, le nourrisson de la mangeoire, entre le bœuf et l’âne (cf. Is 1, 3), mais ce n’est pas un simple enfant c’est l’Homme-Dieu qui débute sa vie terrestre ! Ce n’est plus sous l’aspect de l’Adonaï « qui rugit d’en haut » selon l’expression du prophète Jérémie (Jr 25, 30) mais c’est un tout petit qui piaille dans sa crèche ! Il n’en demeure pas moins « l’Astre d’en haut » (Lc 1, 77), la « Lumière véritable » (Jn 1, 9) qui vient nous visiter. Ô Sagesse, Ô Adonaï, Ô Rejeton de Jessé, Ô Clé de David, Ô Orient, Ô Roi, Ô Emmanuel, Dieu avec nous, avons-nous chanté aux vêpres de ces derniers jours. Avant même la Pentecôte, dès l’Annonciation, Marie « la Mère de l’Enfant » a été revêtue de l’Esprit-Saint, de « la force d’en haut » (Lc 24, 49).