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Histoire du couvent dominicain de Montpellier
Le couvent baroque (1606 - 1791) et · Le retour des frères (1921-1958)
Le couvent actuel (1958-)
La Chapelle des Augustins (1643)
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Dès 1205, Dominique – originaire de Caleruega dans la région de Burgos et contemporain de François d’Assise – accompagne Diego évêque d’Osma  lors d’un  voyage qui les mène aux portes de Montpellier. Ils y rencontrent les légats du Pape dont le célèbre abbé cistercien de Fondfroide, Pierre de Castelnau, avec les évêques de la région réunis en synode pour contrer l’hérésie cathare de plus en plus florissante. Cette « rencontre de Montpellier », dont nous venons de célébrer le huitième centenaire, a pu se passer à Castelnau-le-Lez ou plus vraissemblablement dans le quartier de l’actuelle cathédrale. Elle donne aux frères dominicains de cette ville la fierté de penser que l’intuition de l’Ordre des Prêcheurs est née dans notre région : vie commune à la manière des apôtres dans la pauvreté évangélique en vue de l’annonce d’une Parole libératrice.

Le couvent médiéval (1220 - 1562)

Après une première fondation de sœurs moniales à Prouille en 1206 et un séjour d’une dizaine d’années de frère Dominique à Fanjeaux (Aude), l’Ordre des Prêcheurs est fondé à Toulouse en 1215 et se répand bientôt en Europe. Les premiers frères arrivent à Montpellier en 1220, un an avant la mort de Dominique. Leur couvent se situe alors en contre-bas du Peyrou, entre l’actuel Plan Cabane et le boulevard des Arceaux. Avec 120 frères, il devient le plus important des couvents de la province dominicaine du Sud. Élevé très rapidement au rang d’Université de Théologie, il accueille des frères de l’Europe entière. Dès 1248, Montpellier fait partie des cinq facultés dominicaines de théologie (Studium generale) après Paris, Oxford, Bologne et Cologne.
La peste sévit en 1348. Les frères dominicains refusent de fuir, malgré la demande expresse qui leur en est faite. On parle de 7 survivants sur 140, tant les frères se sont dépensés auprès des mourants. Détruit en 1562 lors des Guerres de Religions, il ne reste plus alors du couvent pierre sur pierre.